Eddie Corps HAUTE COUTURE

Eddie Corps, une nouvelle voix de la couture parisienne

Eddie Corps, une nouvelle voix de la couture parisienne De Tijuana à Paris, le parcours d’Eduardo Corpus, connu sous le nom d’Eddie Corps, s’inscrit dans une trajectoire singulière au sein de la jeune scène couture. Autodidacte et nourri par plusieurs disciplines artistiques, le créateur développe une approche où le vêtement devient un espace d’expression sculptural, à la croisée de la mode, de l’art et de la performance.

Né en 1993 à Tijuana, au Mexique, Eddie Corps grandit dans un environnement éloigné des circuits traditionnels de la mode. Très tôt, il est marqué par l’univers des défilés et par la dimension théâtrale de la haute couture, qu’il décrit dans plusieurs entretiens comme une révélation fondatrice. Cette découverte oriente durablement son regard et son désir de création. Sans formation académique classique, il construit sa méthode par l’expérimentation. Sculpture, musique, danse et chant nourrissent sa vision. Cette approche transversale se retrouve dans sa manière de concevoir le vêtement non comme un simple objet, mais pensée pour dialoguer avec le corps.

L’organza de soie devient rapidement sa matière de prédilection. Complexe à maîtriser, ce tissu lui permet de travailler les volumes, la transparence et la tension. Eddie Corps l’utilise pour construire des silhouettes graphiques, souvent structurées par des corsets et des bustiers inspirés de la couture des années 1950, réinterprétés dans une esthétique contemporaine.

Son travail se structure au fil de collections conçues comme des chapitres. « 75 » (SS24) rend hommage à Paris et à l’héritage de la Haute Couture d’après-guerre. « Pontifice » (SS25), inspirée par un séjour au Vatican, explore une symbolique religieuse en noir et blanc, entre solennité et affirmation de soi. « Karyūkai » (SS26), présentée en 2025 à Asnières-sur-Seine, marque une étape importante avec la collaboration de l’artiste Oriane Sossah. La collection introduit la peinture sur soie, notamment à travers un manteau-haori peint à la main, inspiré de l’estampe japonaise et de l’esthétique de la période Edo.

Cette esthétique singulière lui a permis de gagner une visibilité croissante, notamment sur les réseaux sociaux, où il est suivi par des professionnels du secteur et par des figures de la couture comme Julien Fournié. Ses créations ont également été portées par des artistes internationales, notamment Rosé (Blackpink), contribuant à inscrire son travail dans une culture visuelle mondiale.

En 2024, Eddie Corps a participé à un événement officiel lié au parcours de la flamme olympique à Paris, pour lequel il a habillé la chanteuse Maysha. Cette apparition, inscrite dans le contexte des Jeux Olympiques de Paris 2024, a constitué un moment de reconnaissance médiatique important pour le créateur.

Malgré cette exposition internationale, Eddie Corps reste attaché à un modèle artisanal. Sa maison fonctionne sur le principe de la pièce unique, produite à la commande, dans une logique de « slow couture » qui privilégie le temps, la précision et le lien avec la cliente.

Dans un paysage souvent dominé par la standardisation et la vitesse, Eddie Corps incarne une approche plus rare : celle d’un créateur pour qui la couture demeure un acte de création total, où le vêtement conserve sa dimension artistique, émotionnelle et culturelle.

Pour en savoir plus sur les collections et l’univers de la maison, rendez-vous sur:

https://eddiecorpsparis.com

CHIKH Larbi الشريف

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